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 Souls Brocken (The Mentalist)

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Epsilon
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MessageSujet: Souls Brocken (The Mentalist)   Lun 19 Mai 2014 - 10:00

J'ai commencé à écrire cette histoire depuis un moment déjà. L'intrigue débute juste après le final de la saison 3. je poste le premier chapitre aujourd'hui et les autres suivront ensuite.

Bonne lecture  study 

Fan Fiction: Chapitrée
Genre: Drame, Policier.


Souls Brocken


Prologue :


Teresa Lisbon était abasourdie, littéralement sous le choc. Blessée par balle, elle se trouvait à l’hôpital, allongée sur un lit. La jeune femme a eu beaucoup de chance ; quelques centimètres plus bas et son poumon serait endommagé. Elle venait d’apprendre via son supérieur J.J LaRoche que Patrick Jane s’était fait incarcérer pour meurtre. D’après les dires de son consultant lors de son interrogatoire, la victime serait Red John. Anéantie, elle posa son téléphone. Ses yeux s’embuèrent, ses mains tremblèrent, sa respiration s’accélérait. Comment a-t-il pu la mettre dans une telle situation ?

Demain, toute son équipe était convoquée dans le bureau de LaRoche. Lisbon savait que cela n’allait pas être une partie de plaisir. Étant donné qu’ils ont tous participé au plan de Jane afin de démasquer la taupe. Il s’avère que c’était O’Laughlin. Lisbon se remémore la scène au moment où elle décrocha son portable et fit rentrer Van Pelt et O’Laughlin dans le chalet. Jane lui apprit  alors qui était le traitre. Et là tout s’est déroulé très vite. Elle s’est retournée tout en prenant son arme. Mais l’espion a été plus rapide. Atteinte sous l’épaule gauche, elle tomba sur la table basse du salon pour ensuite se retrouver au sol. O’Laughlin en a  profité pour mettre en joue Hightower et Van Pelt. Par chance, dans sa chute, Lisbon récupéra un plat qu’elle lança en direction de l’assaillant. Surprit, il baissa la garde et Hightower et Van Pelt répliquèrent. Plusieurs coups de feu retentirent. O’Laughlin fut mortellement touché.

Personne ne méritait de subir cette douloureuse épreuve. Depuis la mort Bosco et de ses collègues au CBI, Lisbon ressentait une profonde tristesse. Elle sécha ses yeux humides. Malgré tout ce qu’il s’était passé, il fallait qu’elle se ressaisisse pour ne pas sombrer.

***


Chapitre 1 :


Le lendemain matin, à la première heure, des centaines de journalistes se pressaient devant l’entrée du Bureau Californien d’Investigation. Brenda Shettrick, chargée des relations avec les médias, faisait son possible pour calmer leur impatience. La sécurité essayait tant bien que mal de les repousser en arrière. Ce qui provoqua des cris de mécontentement de la part de la foule.

En arrivant sur le parking extérieur, l’agent Lisbon au volant de son SUV, préféra se garer au sous-sol. Elle ne supportait pas de voir ces vautours de la presse à l’affût du moindre scoop. Dès qu’elle arrêta son véhicule, elle resta un moment assise, fermant ses yeux fatigués. Elle avait passé une mauvaise nuit, elle avait dû trouver une position confortable à cause de sa blessure, et surtout parce qu’elle n’avait pas cessé penser aux dernières heures écoulées. Normalement, la jeune femme n’aurait pas dû sortir de l’hôpital aussi tôt. Seulement, les circonstances l’ont contrainte à faire autrement. Au bout de cinq minutes, elle se décida enfin à sortir et se dirigea vers l’escalier menant aux étages supérieurs.

Arrivée à destination, elle constatait que la plupart des agents la dévisageait. Deux femmes buvant leurs cafés dans l’espace détente chuchotaient en la fixant. Mal à l’aise, elle continua son chemin sans rien paraître. Elle posa ses affaires dans son bureau et pris la direction de l’open space, où toute son équipe était là, enfin presque. Dans le recoin de la pièce, à la table des réunions, une dizaine de personnes étaient absorbées par la télévision. Lisbon s’approcha un peu plus près. Gale Bertram, directeur du CBI apparaissait à l’écran devant le bâtiment immaculé du Capitole de l’État de Californie. Un journaliste qui lui tendait le micro, et lui demandait des précisions sur le meurtre commis la veille au centre commercial Pinewood de Sacramento :

-« Mr Bertram, confirmez-vous  que le consultant du CBI Patrick Jane aurait tué Red John ? »

-« Pour l’instant nous ne pouvons rien confirmer. Ce n’est qu’une rumeur parmi tant d’autres. L’enquête est en cours, rétorqua-t-il, je dois vous laissez, merci. »

Il fit un signe de la main, se dirigea ensuite vers une voiture aux vitres tintées qui l’attendait et monta à l’intérieur. Quel hypocrite, pensa Lisbon. Il sait exactement pourquoi Jane se trouvait là- bas. Il était avec lui et l’a laissé seul.  
La jeune patronne tourna son regard vers ses collègues de travail. Van Pelt, d’habitude si enjouée, prête à donner son aide, avait le visage fermé, les bras croisés. Rigsby la regardait tristement, ne savant pas quoi lui dire. Même s’il est difficile de deviner ce pense Cho, elle savait qu’il devait se faire du souci pour sa coéquipière. Surgissant de nulle part, LaRoche intervient subitement derrière elle, ce qui la fit sursauter :

-« Agent Lisbon, faites venir votre équipe dans mon bureau » dit-il sur un ton froid.

-« Bien, monsieur, nous arrivons tout de suite » répondit-elle. Et fit signe à son équipe de la suivre.

Dans le bureau de son supérieur, se trouvait déjà une personne qu’elle connaissait pour avoir été soupçonné d’être la taupe infiltrée, cette personne était Osvaldo Ardiles, le procureur adjoint.

-« Monsieur Ardiles » commença Lisbon.

-« Agent Lisbon, messieurs et madame, répondit-il à l’intention de l’équipe. Il attendit que la porte soit fermée et poursuivit : Madeleine Hightower a affirmé qu’elle allait prouver son innocence sur les meurtres de Todd Johnson et Manuel Montero. Elle ne sera probablement pas réaffecter à son précédent poste. Et le procès de Patrick Jane débutera dans une semaine. En ce qui concerne votre implication dans cette affaire, il faut dire que le directeur Bertram est particulièrement remonté car … »

-« Comment ose-t-il être remonté ! s’exclama Lisbon très tendue. Tous les yeux se tournèrent vers elle, tous stupéfaits de sa réaction. Nous avons  fait notre travail. Il ne veut pas l’admettre, ce lâche !»

-« Agent Lisbon! intervient LaRoche. Monsieur Ardiles veuillez reprendre » continua-t-il en faisant les gros yeux à la jeune femme.

-«  Je disais donc que Mr Bertram a été pour le moins surpris par la tournure des récents évènements et il souhaite que vous lui rendiez vos rapports dans les plus brefs délais. Ardiles marqua une pause et reprit : Pour ne pas interférer avec vos liens professionnels à l’égard de Patrick Jane, il a aussi spécifié qu’aucun d’entre vous ne devra se mêler de cette affaire. C’est tout ce que j’avais à ajouter. »

Toute l’équipe ne pipa mot. Le message était clair : ils étaient écartés de l’enquête. LaRoche les observa attentivement, tel un lion guettant sa proie, le moindre indice facial susceptible de montrer un avis négatif. Pourtant, Lisbon osa tenter le diable :

-« Pourquoi Bertram n’est-il pas ici pour nous dire tout ceci ? »

-« Pour une raison toute simple : le procureur lui a demandé de passer au bureau de bonne heure ce matin. Donc me voici pour le remplacer. »

-« Au cours de la journée, des enquêteurs viendrons vous posez des questions  » annonça LaRoche.
 
-« Donc on va nous interroger sans pouvoir répondre, Monsieur? » demanda l’agent Risgby, visiblement déconcerté. Son supérieur fronça les sourcils.

-« Il veut dire si c’est au sujet de Jane, on ne peut pas répondre puisque nous ne devons pas nous en occuper » rattrapa l’agent Cho.
 
-« Dans la mesure où vous répondez à leurs questions et non pas l’inverse, n’est-ce pas, agent Rigsby ? » reprit LaRoche.

-« Euh, oui…Monsieur ! En effet » dit Rigsby embarrassé qui jetait un coup de l’œil à l’impassible Kimball Cho.

-« Puisque Mr Ardiles a terminé, vous pouvez disposer. J’attends vos rapports pour la fin de la journée. »

L’équipe commençait à tourner les talons lorsque LaRoche demanda à Lisbon de rester. Elle se retourna, redoutant la conversation. Pensant le moment opportun, Osvaldo Ardiles les salua et franchit le seuil de la porte qui se referma aussitôt. Son supérieur lui proposa alors de s’assoir mais elle répondit poliment qu’elle refusait.

-« Très intéressant. Vous avez perdu votre sang-froid. Vous avez un différent avec le directeur Bertram ? » interrogea LaRoche avec un petit sourire en coin.

-« J’ai seulement présenté mon point de vue, répondit la jeune femme sans sourcier. Même si ces questions avaient parfois tendance à la déstabilisée, jamais il ne prendrait le dessus, pensa-t-elle. Venez-en au fait, s’il vous plaît. »

-« J’ai appris que depuis le début Mr Jane avait pris l’initiative d’aider Madeleine Hightower à s’enfuir. Et ma question est : depuis combien de temps qu’il vous a-t-il  mis dans la confidence ? Ne serais-ce pas le jour où vous avez agressé physiquement Donald Culpepper. »

-« Oui, s’était bien ce jour là, avoua-t-elle. Mais il ne fallait pas que je ne vous en parle tout de suite. On aurait pris le risque de voir la taupe disparaître et peut-être remplacée par la suite. Ce n’est certainement pas ce que vous vouliez qui arrive. »

-« Non, évidement. Néanmoins, vous avez enfreins beaucoup de règles et ce n’est pas acceptable pour un responsable d’une équipe des forces de l’ordre. De ce fait, j’ai décidé de vous faire évaluer dans les prochaines semaines. Et s’il y a des disfonctionnements, vous subirez les conséquences qui s’imposent, est-ce bien clair, agent Lisbon ? »

-« Parfaitement clair, Monsieur. »

-« Très bien. Ça sera tout » termina LaRoche.

La jeune femme sortit du bureau pour se rendre dans le sien. Elle n’en revenait pas. Il voulait vraiment la faire plongée. Comment va-t-elle gérer cette situation qui devenait de plus en plus épineuse ? Que penseraient ses coéquipiers si cela devait se produire ? Rien qu’a cette pensée, sa blessure commençait à la faire souffrir. Les antidouleurs qu’on lui avait prescrits la veille ne faisaient plus effet. Mais une autre douleur s’insinuait en elle, de plus en plus vive. Sauf que les calmants ne lui seraient d’aucune utilité. Perdre encore des êtres chers la terrorisait.


***

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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Lun 19 Mai 2014 - 12:20

Moi j'aime bien ^^ Je veut la suite Wink

Par contre, je suis entrain de me dire que je vais me ridiculiser si je met mon roman ou du moins mon chapitre 1 ...

J'ai peur des réactions en fait.
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mar 20 Mai 2014 - 16:52

Merci  Embarassed 

Mais non tu ne vas pas te ridiculiser. C'est aussi la première fois que je montre mon histoire.

Et puis j'aime les histoires alors soit sans craintes.  Wink


***


Chapitre 2 :



Il était déjà onze heures un quart. Alors que la jeune patronne venait à peine de finir de rédiger son rapport, quelqu’un frappait à sa porte. Elle leva ses yeux émeraude en direction de deux silhouettes inconnues.

-« Oui, vous pouvez entrer », dit Lisbon à voix haute.

Une femme blonde d’une trentaine d’années et un homme brun d’environs cinquante ans entrèrent. Essayant de paraître avenante malgré sa fichue blessure, la jeune femme brune alla à leur rencontre pour leur serrer la main.

-« Je suis l’agent Amanda Cain du FBI. Ma hiérarchie m’a demandé de rapporter les circonstances de la mort de l’agent O’Laughlin. »

-«  Henry Burnford, inspecteur responsable de l’enquête du meurtre commis par Patrick Jane. Je dois également vous interroger. »

-« Je vous en prie, asseyez-vous », proposa Lisbon en leur présentant les sièges en face du sien.

Une fois assis, l’homme brun qui arborait une impressionnante cicatrice à la base du cou, se racla la gorge et commença son discours :

-« D’abord, je vous demande de me dire pourquoi Mr Patrick Jane se trouvait dans cette galerie marchande ? »

-« Dans le but de disculper Madeleine Hightower du meurtre de Todd Johnson au sein du CBI, notre équipe devait démasquer la taupe au plus vite,  lui répondit Lisbon. Son interlocuteur prenait des notes contentieusement sur un calepin noir. Jane a fomenté un plan visant à piéger le coupable. Nous avons fini par trouver cinq suspects dont Graig O’Laughlin. Cela a fonctionné. On pensait alors que Gale Bertram avait un lien avec Red John. Mais il s’avère que c’était Graig O’Laughlin. Jane m’a prévenue à temps sinon je ne serais pas là aujourd’hui. »
Lisbon se tut. Ses yeux devenaient brillants.

Voyant sa difficulté, L’agent Cain continua :

-« Et comment avez-vous su qu’il connaissait Red John ?»

-« Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais peu après qu’il fut tué, j’ai repris mon  téléphone. Jane m’a demandé de prendre celui d’O’Laughlin et d’appeler le dernier numéro inscrit en disant à celui qui répondait que son sbire était mort. Cette personne m’a répondu que c’était dommage, que parfois on gagne, parfois on perd. Ensuite, il a raccroché. J’ai alors rapporté ses dires à Jane et après je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Jusqu’à ce que je l’apprenne… »

-«  À votre avis, pensez-vous que l’acte de Mr Jane ait été prémédité? » questionna l’inspecteur.

-«  Non, pas que je sache, mentit Lisbon. Il a certainement voulu se protéger au cas où ».

-« Saviez-vous qu’il avait en sa possession une arme alors qu’il n’a aucun permis? » insista Burnford sans ménagement.

-« Je n’étais pas au courant, pourquoi j’aurais dû  l’être? rétorqua Lisbon sur la défensive. Écoutez, il est évident que c’était de la légitime défense ».

-« Ce n’est malheureusement pas ce que les caméras de surveillance nous ont montré, ainsi que les nombreux témoins de la scène ».

La brune aux yeux verts accusa  le coup. Une partie optimiste de sa personnalité n’avait pas envisagé un tel scénario. Le pire des scénarios. Elle l’avait pourtant prévenue des conséquences que cela impliqueraient. Mais non, il a abattu cet homme de sang froid. Elle se sentait à la fois trahie et coupable de n’avoir pu empêcher Jane de commettre l’irréparable.

-« Il devait bien avoir un flingue sur lui, non ? » supposa-t-elle, dans le but de rassurer sa conscience mise à mal.

-« Hélas, nous n’avons pas retrouvé d’arme, ni de téléphone. Et juste une dernière question : j’aimerais comprendre, agent Lisbon, par quel miracle O’Laughlin a pu s’introduire dans le chalet ? ».

-« Vu qu’à ce moment, on pensait que c’était Bertram le coupable, l’agent Van Pelt l’a fait entrer. Et puis-je savoir pourquoi nous avons été écartés de l’affaire ? ».  
 
-« Vous êtes un témoin précieux. Mais c’est mon enquête, je ne peux vous en dire plus ».

-« En fait, elle devait me revenir, surtout s’il a un lien direct avec Red John ! ».

-« Si c’était moi, je vous l’aurais bien volontiers laissé, mais je suis arrivé le premier » répondit-il en esquissant un léger sourire.

Lisbon pestait intérieurement tandis qu’Amanda Cain, qui avait peu parlé depuis le début de l’entretien, ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel.

-« N’oubliez pas que nous travaillons ensemble, inspecteur, précisa la jeune blonde. D’ailleurs, il faut que l’on discute avec vos coéquipiers, agent Lisbon. Elle ouvrit son sac d’où elle sortit son portefeuille. S’il y a des détails qui vous reviennent en mémoire, n’hésitez pas, appelez-moi à ce numéro » poursuivit-elle en lui présentant sa carte.
 
-« Bien sûr, je n’y manquerais pas, répondit la jeune patronne. Avez-vous d’autres questions, inspecteur Burnford ? ».

-« Non, mais je reviendrais certainement. Si je vous avais rencontré dans d’autres circonstances, je vous aurais invité à déjeuner, dit-il en lui adressant un clin d’œil. Au plaisir de vous revoir » finit-il en lui serrant la main.

-« Au revoir » répondit Lisbon un peu gênée. Ce type ne manquait pas de culot !

-« Au revoir » salua L’agent Cain.

Ils sortirent de la pièce et laissèrent la jeune patronne seule. Lisbon n’en croyait pas ses yeux. Ce type la draguait ; c’était bien sa veine. Il n’y a qu’elle qui peut attirer des hommes dans les moments tragiques. Cependant, elle esquissa un sourire. Cela ne lui arrivait pas si souvent finalement. Ce qui n’est pas une mauvaise chose ces temps-ci. Soudain, elle fut tirée de ses pensées par la sonnerie de son téléphone fixe. Elle décrocha :

-« Oui, Lisbon. Silence. Elle répéta : Agent Lisbon… Qui est à l’appareil ?».

C’est  alors qu’elle entendit un rire à glacer le sang. Les muscles du visage de la jeune femme se tendirent. Le léger sourire qu’elle arborait quelques secondes plus tôt disparu.

-« Qui êtes-vous ? Répondez ! » s’exclama Lisbon énervée.

-« Je sais ce que vous avez fait! » lança la voix caverneuse.

Puis, plus de tonalité. Ce taré venait de lui raccrocher au nez. Elle se leva du siège et se précipita vers l’open space. Elle se rendit compte qu’il n’y avait personne. Elle alla donc jeter un coup d’œil à l’espace détente et trouva finalement Van Pelt, près de la cafetière, se versant le liquide chaud dans un mug.

-« Van Pelt ! héla Lisbon. Il faut que vous m’aidiez à localiser un numéro d’appel passé sur ma ligne fixe ».

-« Pas de problème, patron » répondit sa subordonnée en se tournant face à sa supérieure.

Les yeux brillants, Van Pelt était prête à verser des larmes. Face à sa détresse, Lisbon très émue, prit sa coéquipière dans les bras. Sur le coup, la rouquine fut étonnée d’une telle démonstration de compassion, surtout venant de sa chef d’équipe qui n’avait pas pour habitude de partager des effusions de sentiments. Lisbon lui murmura quelques mots réconfortants :

-« Ne t’en veux pas de n’avoir pu rien changer. Tu es une femme forte,  je l’ai su dès le premier jour. Et si tu éprouve le besoin de te confier, je suis là ».

-« Merci patron » dit simplement Van Pelt touchée par ces paroles rassurantes.

Lisbon se détacha de Van Pelt, coupa une feuille de l’essuie tout qui était à proximité et lui tendit. Après qu’elle eut sécher ses larmes, elles se rendirent à son bureau. Devant son ordinateur, Van Pelt pianota sur les touches aussi vite qu’elle le pouvait. En moins de dix minutes, elle annonça à sa patronne que l’appel provenait d’une cabine téléphonique qui se situait dans la rue où Lisbon vivait. Toutes les deux se regardèrent alors stupéfaites.

-« Qu’est-ce qu’il vous a dit ? » questionna la rouquine inquiète.

-« Euh, rien d’important. Ça doit être un petit plaisantin. » dit-elle en faisant mine de se convaincre.



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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mar 20 Mai 2014 - 17:20

Roo que c'est chouette lol ^^ La suite lol

Ok je vais mettre mon chapitre 1 ^^
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mer 21 Mai 2014 - 12:29

La suite...


Chapitre 3 :



Après un déjeuner pris sur le pouce, Teresa Lisbon avait la ferme intention de découvrir qui était l’homme dont Jane avait ôté la vie et qui avait bien pu dérober les pièces à convictions. Peu importe LaRoche ou Bertram. Elle n’avait pas rêvé le fait qu’elle ait parlé à cet inconnu. Il fallait à tout prix qu’elle fasse toute la lumière sur cette histoire de plus en plus rocambolesque. Elle ne le faisait pas seulement pour son bien. Son équipe était autant impliquée qu’elle. Elle devait inévitablement rendre visite à son insupportable et stupide consultant qui avait eu la brillante idée de passer par la case prison. Malgré la colère qu’elle éprouvait à son égard, il lui devait des explications. C’était la moindre des choses après tous les risques qu’elle a pris…

La jeune brune se présenta à l’accueil de la prison. Un gardien l’accompagna jusqu’au parloir. Elle dut s’installer sur une chaise inconfortable et attendit que l’on appelle Jane. Quelques minutes s’écoulèrent et il apparut devant elle où plutôt derrière la vitre blindée. Il était vêtu d’un uniforme bleu qui lui allait bien, laissant ressortir la couleur de ses pupilles. Il paraissait assez détendu. Elle décela néanmoins de la peur dans ses yeux. La jeune femme saisit le combiné du téléphone suspendu sur le mur à sa droite. Jane fit de même.

-« Jane, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Pourquoi ?» dit Lisbon avec beaucoup d’émotion.

-« Vous savez pourquoi, répondit-il. J’en ai fais allusion à maintes reprise, Lisbon. »

-« Je pensais que vous ne passeriez jamais à l’acte. Que c’était des paroles vaines. Que vous… »

-« Vous pensez que je n’en aurais pas eu l’audace de le faire, coupa-t-il sèchement. Vous me connaissez mal ».

-« Vous m’aviez dit que je pouvais avoir confiance en vous. Et tout ce que je récolte, c’est de l’indifférence et de l’ingratitude, dit la jeune femme hors d’elle. Et vous n’avez sûrement pas pensé à Van Pelt, Cho et Rigsby. Eux aussi aimeraient comprendre. Alors, parlez. Faites-le au moins pour eux. »

-« Vous avez raison, je reconnais que vous m’avez tous bien épaulé, et je vous en suis extrêmement reconnaissant » s’excusa le consultant en la regardant droit dans les yeux.

Lisbon esquissa un petit sourire. Il prit une profonde inspiration et commença son discours :  

-« Pendant que vous parliez avec le portable d’O’Laughlin. J’ai alors aperçu à deux tables de moi qu’un homme avait une conversation téléphonique. J’ai tout entendu. Lorsque vous m’aviez rappelé pour me dire exactement les mêmes mots que j’ai entendus, je n’ai pas hésité... ».

-« La police n’a pas retrouvé d’arme et aucun téléphone, coupa Lisbon ».

-«  Je suis au courant, continua le consultant. Mais je n’ai pas rêvé. Je suis absolument certain de ce que j’ai vu. Je me suis approché et je lui ai demandé s’il avait parlé à Teresa Lisbon. Au début, il a nié mais il s’est ensuite présenté comme Red John. Il m’a proposé de s’asseoir. C’est à ce moment qu’il m’a montré une arme dissimulée dans un journal en précisant qu’elle contenait des balles de gros calibre. Il m’a félicité pour le piège et pour cette raison il avait envie d’arrêter ses meurtres, de changer de visage et de s’enfuir à tout jamais. »

-« Et c’est à ce moment que vous avez appuyé sur la détente » supposa Lisbon.

-« J’ai fais ce que je devais faire. Ce salop a avoué quels parfums portaient ma femme et mon enfant. Oui, je n’ai pas hésité, confirma-t-il très ému ».

-« Alors, ça soulage. Vous vous sentez mieux ? Vous avez fait ce vous croyez juste, c’est bien ça, continua la jeune femme irrité. Eh bien je vous apprends que vous êtes dans de sales draps et je ne suis pas en mesure de sauvez vos miches, cette fois-ci ».

-« Je le sais. D’ailleurs vous n’avez pas besoin de me sauver. Vous devriez plutôt arrêter d’autres criminels encore en liberté ».

-« Tout n’est pas perdu, Ted Geddes est un bon avocat » assura-t-elle.

-« Vous devriez me laisser maintenant, Lisbon. Au revoir ».

-« Jane ! Attendez, … Jane ! ».

Trop tard, il s’était levé pour rejoindre la sortie suivi du gardien. La dernière fois qu’il a séjourné en prison, elle voulait lui donner une leçon mémorable. Mais, aujourd’hui, c’était différent ; elle se sentait mal. Il avait fait un acte irrémédiable, voire impardonnable. Cependant, elle avait le sentiment que quelque chose ne collait pas. Et s’il disait vrai ? Si une personne avait effectivement dérobé les preuves matérielles ? C’était plus fort qu’elle. Elle devait en avoir le cœur net. Pour découvrir le pot aux roses, et pour cela elle avait besoin de ses fidèles coéquipiers.


*

Attablés au restaurant-pizzeria «Tony’s casa », Cho, Van Pelt et Rigsby attendaient que leur patronne arrive. Confortablement installés, ils lisaient les plats et les différents menus proposés. Le grand brun ne pu s’empêcher de spéculer sur la raison pour laquelle ils ont dû venir ici alors qu’ils n’avaient résolu aucune enquête.

-« Ça a forcément un rapport avec Jane ! » répondit l’asiatique.

-« Comment peux-tu en être si sûr ? dit Rigsby.  Jane a tué vous savez qui. C’est terminé, elle ne peut plus rien faire ».

-« On ne sait jamais » intervint la belle rouquine. « Elle a peut-être des informations à nous transmettre ».

-« On parie combien, les gars ! » s’emthousiasma Rigsby. « Je parie vingt dollars que c’est pour nous annoncer que l’on est tous officiellement en vacances ».

-« T’es vraiment naïf ! » dit Van Pelt.

-« Tu crois encore au Père Noël ? » ajouta Cho stoïque, levant à peine ses yeux de la carte.

-« Qui croit au Père Noël ? » demanda Lisbon, s’immisçant dans la conversation à haute teneur philosophique.

Elle prit place à côté de Van Pelt et s’empara de la carte posée à côté de ses couverts.

-« Euh, personne » fit Rigsby, rouge de honte.

-« En fait, c’est Mulder » continua Cho amusé.

-« Vous avez sûrement une petite idée de votre présence ici, reprit Lisbon. Ses collègues acquiescèrent. D’après l’inspecteur Burnford, le cellulaire de la victime a disparu et Jane prétend qu’elle détenait aussi un révolver de gros calibre caché dans un journal. Or, Van Pelt sait que j’ai utilisé le portable d’O’Laughlin pour contacté cet homme. Il est donc évident que la victime avait un complice qui savait où elle se trouvait. Maintenant il reste à savoir qui est-ce ? ».

-« Patron, si LaRoche apprend que nous désobéissons à ses ordres, on risque gros, dit Rigsby pas franchement convaincu. Puis Jane récolte ce qu’il a semé. Nous ne pouvons pas le libérer ».

-« J’en suis tout à fait consciente. Ce qui me déplait c’est le peu de considération de nos supérieurs. Tout ce qui concerne Red John de près ou de loin devait nous être confié. Je ne veux pas que des criminels restent impunis. Malgré ce qu’à fait Jane, il doit au moins savoir la vérité. Alors, vous me suivez ? »

-« Je vous suis, acquiesça Van Pelt, déterminée. Nous allons montrer de quoi nous sommes capables! ».  

-« Je vous suis, patron ! » répondirent Cho et Rigsby d’une même voix.

Lisbon leur rendit un sourire. Elle était extrêmement fière de son équipe. Leur confiance et leur loyauté sans faille la comblaient. Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’un jour elle rencontrerait des personnes aux cœurs d’or.

Ils se partagèrent le travail afin d’optimiser leur efficacité, mais surtout pour éviter d’éveiller les soupçons de LaRoche. Le repas fut assez convivial même si les pitreries de Jane leurs manquaient. À la fin de la soirée, ils sortirent après avoir régler l’addition. Ils se saluèrent et regagnèrent leur véhicule respectif. Sur le trajet, à bord de sa mustang, Lisbon se sentait de moins en moins rassurée. Elle venait de se rendre compte qu’une berline sombre la suivait depuis son départ du restaurant.



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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Jeu 22 Mai 2014 - 9:47

Je veut la suite lol ^^ Franchement, tu est plus douée que moi et j'adore ce que tu ecris ^^
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Jeu 22 Mai 2014 - 13:54

Chapitre 4 :


Elle stoppa sa voiture sur le bas-côté et attrapa son arme. Elle jeta un  coup d’œil au rétroviseur. La berline s’arrêta derrière la mustang. Un homme de couleur très baraqué sortit du côté passager et avança  jusqu’à sa portière. Lisbon tenait fermement son pistolet, prête à faire feu. Malheureusement, l’homme brandissait une mitraillette qu’il braquait vers la jeune femme. De sa main libre, il lui fit signe de sortir.

Elle s’exécuta et il la plaqua brutalement sur le capot, ce qui lui fit échapper un gémissement de douleur. Il lui confisqua son arme qu’il balança loin du véhicule puis il la fouilla rapidement. L’homme la releva en maintenant le bras droit de Lisbon dans son dos. Elle sentit le canon sur sa nuque. Il lui donna l’ordre d’avancer. N’ayant pas le choix, elle marcha sans résistance. L’homme se plaça avec Lisbon devant la portière derrière le conducteur. La portière de la berline s’ouvrit alors. Et il la poussa sans ménagement à l’intérieur. Il rentra à son tour et ferma derrière lui.

Elle se retrouvait coincée entre deux costaux aux mines patibulaires qui la menaçait avec leur artillerie. À l’avant, sur le siège passager, un homme aux cheveux foncés prit la parole :

-« Bienvenue, Agent Lisbon. Navré pour cet accueil ».

Déjà elle sentait que ça sonnait faux. Mais pour qui se prend-t-il ?

-« Qui êtes vous ? Comment connaissez-vous mon nom ? ».

-« Vous n’avez pas besoin de le savoir, répondit-il. Vous devez simplement coopérer à résoudre un cas difficile ».

-« Pourquoi moi ? dit Lisbon méfiante. Je ne suis pas le seul flic compétent dans cette ville ».

-« Vous ne passez pas inaperçu en ce moment. Lisbon fronça ses sourcils. Votre consultant Patrick Jane fait la une de la presse. J’imagine que c’est terriblement embarrassant pour un flic aussi compétent, ricana-t-il ».

-« Où voulez-vous en venir ? » répliqua-t-elle.

Sans montrer son visage, il lui tendit une enveloppe en kraft de petit format. Elle la prit et l’ouvrit aussitôt. Elle en sortit une photo d’un homme de type caucasien aux cheveux châtains. Sa tête lui disait quelque chose mais elle était incapable de se souvenir où elle avait vu.

-«  Il s’agit d’Edward Swan. Je vous donne une semaine pour le trouver. Si vous échouez, il se peut que vous perdiez votre poste, voire plus s’il vous prenait l’envie de tout déballer ».

-« Quoi ! dit la jeune brune furieuse. Vous utilisez les déboires de Jane contre moi. Je trouverais qui tire les ficelles, soyez-en sûr ! ».

-« Vous ne le ferez pas. Ralph, dit-il en claquant des doigts, montres-lui ! ».

Le grand baraqué à la mitraillette appuya fortement sur la blessure de Lisbon. Cette dernière hurla. Un autre claquement. Un autre cri de douleur. N’y tenant plus, elle céda.  

-« D’accord, d’accord… supplia-t-elle. Je retrouverai Swan et je ne chercherai pas à savoir qui est votre patron ».
   
-« Voilà qui est raisonnable, dit l’inconnu satisfait. Lundi prochain vers 19 heures,  je vous rendrai visite. Bonne chance ».

Au troisième claquement de doigt, le tortionnaire ouvrit la portière. Il se saisit du bras de Lisbon qui fut obligé de se lever. Une fois bousculée et propulsée sur la chaussée, la berline partit en trombe. La jeune femme se releva péniblement. Une tache sombre apparaissait sous l’épaule. C’est bien ce qu’elle craignait : des points de sutures avaient sautés. Elle pensa à ramasser son arme avant de reprendre sa voiture et partit en route vers l’hôpital le plus proche.


*

Le lendemain matin, neuf heures moins cinq, Van Pelt se faisait un sang d’encre : Lisbon était très en retard. Rigsby la rassura en lui promettant qu’elle ne tarderait pas.

-« Et s’il lui est arrivée quelque chose ? lui dit la rouquine. Tout peut arriver Wayne ».

-« Je suis sûre que tout va bien » insista Rigsby.

-« Elle a dû faire un détour à la pâtisserie et prendre des donuts » ajouta Cho.

-« Possible » conclu-t-elle en espérant qu’il ait raison.

Les trois compères vaquèrent à leurs occupations. Ils passèrent quelques coups de fils, firent des recherches sur leurs ordinateurs jusqu’à ce qu’un coursier entre en scène. Il devait remettre un paquet à Teresa Lisbon. Cho, suspicieux, pris la boite et demanda :

-« Qui est l’expéditeur ? Il n’y a qu’une adresse postale ».

-« Vous savez tant qu’il y a au moins l’adresse, le reste ne me regarde pas » se défendit-il en présentant le reçu à signer.

À contre cœur, Cho apposa sa signature et le coursier s’en alla. Intrigué, l’asiatique continua son inspection. Il amena la boite à l’oreille pendant quelques secondes. À son l’expression soulagé, la jeune rousse et le grand brun soufflèrent de contentement. Rien d’explosif. Van Pelt se proposa pour le donner à la patronne lorsque cette dernière fit son apparition dans l’open space. Elle semblait essoufflée.  

-« Excusez-moi, dit-elle. J’ai eu un petit contretemps. Et j’ai apporté de quoi manger ».

Le grand gourmand se jeta sur les beignets, devancé de peu par Van Pelt. Pendant ce temps, Cho tendit le mystérieux colis à Lisbon. Puis elle l’ouvrit et trouva une boite noire rectangulaire plus petite. À l’intérieur de celle-ci, elle découvrit une rose rouge ayant un étrange aspect. Des taches brun foncé aux bords irréguliers recouvraient les feuilles et pétales. Elle observa le présent avec dégout. Qui pouvait bien lui en vouloir autant ? Les trois agents paraissaient tout aussi stupéfaits.


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Jeu 22 Mai 2014 - 14:31

Trop chouette lol ! La suite ? Désolé, je suis gourmand lol
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Ven 23 Mai 2014 - 13:53

Voilà la suite  Arrow 


Chapitre 5 :  


Une fois la boîte envoyée au laboratoire pour analyses, Lisbon fit entrer le trio dans son bureau. Il fallait être très prudent en ces temps troublés. Parfois les murs ont des oreilles.

-« Avez-vous trouvé des indices ? » s’enquit la patronne.

-« J’ai épluché le relevé téléphonique d’O’Laughlin, commença Van Pelt. Le numéro appartient à un certain Sebastian Carter qui vivait à Marysville. Mais le vrai Mr Carter a été retrouvé sans vie chez lui la semaine dernière. Selon le rapport d’autopsie, sa mort remonterait à trois mois. Il aurait succombé à un choc anaphylactique dû à des piqures d’insectes. Malheureusement, nous n’avons pas plus d’indices car la police locale n’a constaté aucune effraction apparente ».

-« On a donc usurpé son identité juste après la fuite d’Hightower. Et l’agresseur connaissait bien ses antécédents médicaux, dit Lisbon en pleine réflexion. Van Pelt, essayez d’en savoir plus sur le passif de Carter. Vous avez autre chose ? » reprit-elle à l’attention des deux autres agents.

-«  J’ai contacté la morgue pour avoir une copie du rapport d’autopsie du supposé Red John, déclara Cho. Mais le légiste refuse tant qu’on ne lui a pas fourni un mandat ».

-« Idem pour moi, on nous interdit l’accès aux enregistrements du centre commercial » confessa Risgby, presque désolé de ne pouvoir aider davantage.

-« J’aurais dû m’en douter, dit la jeune brune assez déçue. Il va falloir tenter une autre approche ».  

-« La quelle, patron ? » répondit le grand brun perplexe.

-« Une approche à la Jane » lui répondit-elle, consciente que c’était une idée saugrenue mais essentielle au bon déroulement des investigations.

Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle venait de dire. Plusieurs mois en arrière, elle aurait fait n’importe quoi pour stopper les agissements sournois et immatures du mentaliste. Après quelques secondes d’hésitation et des regards échangés, les trois agents réagirent :

-« C’est une excellente idée ! » soutint la rouquine.

-« Vous en êtes absolument sûr ? dit l’asiatique. Lisbon opina du chef. Alors vous pouvez compter sur nous à cent pour cent ».  
   
-« On vous écoute, boss » approuva à son tour Rigsby.


*

Une belle femme vêtue d’une robe bleue à manches courtes et un décolleté plus plongeant qu’à son habitude, et marchait d’un pas non-assuré avec ses escarpins noirs. Elle observa son reflet dans un grand miroir ancien siégeant dans le hall du restaurant. Sans parlé de son bras gauche en écharpe, ses longs cheveux ébène, le maquillage un peu trop voyant à son goût et les boucles d’oreilles de sa mère, tout ça ne lui ressemblaient pas. Elle préférait porter ses pantalons et ses hauts qui la cachent. Elle avait le tract car ce soir, elle avait une importante mission à accomplir. Soudain, quelqu’un l’appela de sa table. Sans tarder, la belle brune le rejoignit.

-« Agent Lisbon ou devrais-je dire Teresa, quelle joie de vous revoir », susurra l’homme, en reculant la chaise à son invitée.

-« Moi de même » affirma Lisbon sans en penser un seul mot.

-« Normalement, je n’aurais pas dû accepter votre invitation étant donné la situation… se sentit-il obligé préciser.    

En lui faisant face, elle se demandait si elle n’avait pas fait une énorme bêtise. Il n’avait rien de séduisant et il fallait qu’elle se le coltine jusqu’au dessert. Quand la serveuse lui apporta une salade verte, la jeune femme eut une pensée pour ses coéquipiers. Pourvu que tout se passe pour le mieux, pria-t-elle…


*

Au même moment, à l’intérieur d’un bâtiment sombre, censé être sécurisé, deux silhouettes munies de lampes torches avançaient à pas de loup. Elles s’arrêtèrent devant une porte verrouillée. Cette dernière ne résista pas bien longtemps face à la dextérité de l’expert en la matière.
Cependant, les deux hommes cagoulés constatèrent qu’une personne les avait devancés. D’innombrables dossiers jonchaient le sol et les tiroirs des armoires étaient grands ouverts. Mais un détail avait attiré leur attention : la fenêtre était fermée. Puis, ils comprirent que la personne avait emprunté le conduit d’aération qui menait au toit. Alors, un des hommes marmonna des directives dans son micro accolé à son oreille :

-« Van Pelt, regardes si quelqu’un descends du toit ».

-« Bien reçu, confirma-t-elle. Faites attention aux gardes ; ils ne vont pas tarder à faire leur ronde ».

La rouquine, le visage caché, qui faisait le guai à l’extérieur, se mit à courir tout en vérifiant s’il n’y avait pas une corde adossée sur l’un des murs. Et en effet, sur la face arrière de l’immeuble, une silhouette portant un sac à dos, descendait en rappel. La jeune femme pointa son arme à feu face à l’inconnu.

-« Descendez de là et mettez-vous à plat ventre ! » cria-t-elle.

Elle s’approcha prudemment. La personne mit pied à terre, s’agenouilla et commença à s’allonger. Mais, dès que l’agent allait lui mettre les menottes, l’inconnu se retourna et lui donna un violent coup de coude sur sa main tenant le pistolet. Elle laissa échapper un cri, voulu s’emparer de son arme tombée sur le sol. Elle n’en eut pas le temps car l’inconnu fut plus vif et la mettait déjà en joue.

-« Rendez-moi ce que vous avez pris » tenta Van Pelt d'une voix ferme.

L’inconnu ne prononça aucun mot. Tout à coup des sirènes stridentes retentirent. Il profita de cette diversion pour contourner l’agent et lui assener brusquement un coup de cross sur la tête. Elle tomba par terre, sombrant dans l’inconscience.


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Ven 23 Mai 2014 - 22:24

Raaaa ! Je veut la suite lol ^^ J'adore ce que tu écris Wink
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Sam 24 Mai 2014 - 12:37

Merci  Smile 


Chapitre 6 :


-« Est-ce que la salade est à votre goût, agent Lisbon ? ».

-« Vous ne m’appelez plus Teresa ? » répondit la jeune femme sur un ton narquois.

-« Vous me prenez pour le dernier des imbéciles ! rétorqua Burnford calmement. Je sais que vous ne ressentez aucuns sentiments envers moi. Donc, faites-moi part de ce vous recherchez ».

-« Qu’est-ce qui vous fait croire que je veux quelque chose ? » dit Lisbon d’un air faussement offusqué.

-« Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi. Je sais parfaitement que vous voulez connaître les détails de mes investigations ».

-« Et si c’était le cas, je suppose que vous vous ferez un immense bonheur à le rapporter au directeur du CBI, n’est-ce pas ? ».

-« C’est certain. Il faut bien admettre que vous et votre équipe avez causé pas mal de remue ménage en haut lieu ».

-« Oui mais croyez bien que ça n’était pas une partie de plaisir. Si nous avons piégé Bertram, c’est parce… ».

Lisbon venait soudain de prendre conscience que l’inspecteur ne jouait pas franc jeu. Elle s’était fait prendre à son propre piège. Depuis le début du repas, elle trouvait qu’il avait tendance à se gratter sa chemise noire quasiment au niveau des boutons près du col.    

-« Qui vous a ordonné de m’espionner ? Combien avez-vous empoché pour la bonne cause ? lança Lisbon furax. Répondez ! ».

-« Mais enfin de quoi parlez-vous ? se défendit Burnford feignant d’être surpris.

-« Ne jouez pas avec moi ! ».

Teresa se leva, contourna la table afin de s’approcher de Burnford. Ensuite, elle n’hésita pas à mettre sa main dans la chemise du vil menteur. Elle en sortit un micro.

-« Ne me touchez pas ! » cria l’inspecteur vexé.

La salle devint tout à coup silencieuse, les convives du restaurant tournèrent leur tête face à eux. Excepté deux personnes situées à quatre tables à droite de la leur : un homme brun assez jeune et une femme blonde que Lisbon voyait de dos. Elle n’eut aucun mal à deviner son identité. Elle laissa l’inspecteur bougonner et se dirigea rapidement vers les espions du dimanche. Elle se posta devant leur table dépourvue d’assiettes.

-« Vous avez un souci avec le menu, madame ? » s’adressa ironiquement Lisbon à l’agent Cain.

Prise sur le fait, la jeune blonde se tourna vers Lisbon, essayant en vain de cacher son système d’écoute et son ordinateur portable.

-« C’était plus simple de venir au CBI, non ? Dites-moi qui vous a demandé de me surveiller ? ».

-« Je peux simplement vous dire que c’est une personne que vous connaissez » affirma Amanda Cain.

-« Le directeur Bertram ou bien LaRoche? » questionna Lisbon avide de savoir.

-« Non, c’est plutôt quelqu’un proche de la justice, si vous saisissez où je veux en venir ».

-« Vous voulez parler d’Osvaldo Ardiles, n’est-ce pas ? ».

L’agent Cain, qui l’observait de ses yeux marron, hocha la tête de bas en haut. Pour la jeune brune, il ne faisait aucun doute que le procureur adjoint n’avait pas aisément digérer le fait d’être piéger par Jane et d’avoir été désobéi par Cho à propos des charges abandonnées à l’encontre de Lawrence Rome.

-« Surtout je ne vous ai rien dit, agent Lisbon ».


*

La jeune rouquine ouvrit ses paupières. Elle se trouvait allongée sur la banquette arrière du véhicule de Cho. Le côté droit de sa tête la faisait souffrir. Elle toucha son crâne et gémit. Apparemment, elle n’aurait pas besoin de points de sutures. A la place du mort, le grand brun se retourna :

-« Comment te sens-tu, Grace ? » demanda Rigsby inquiet.

-« Mal, comme quelqu’un qu’on vient d’assommer ! » lui répondit-elle agacée.

Depuis la mort de son fiancé, Rigsby ne reconnaissait plus son amie. Elle était tantôt mélancolique, tantôt irritable. Il devait admettre de sa réaction était tout à fait compréhensible. Son défunt fiancé venait de lui briser le cœur, de trahir sa confiance. Rigsby s’en voulait énormément d’être intervenu trop tard et d’avoir ignoré les mauvais signaux qui émanaient du traitre.

-« Au fait, où est passé ton ami Mister H., le virtuose du piratage ? » dit-elle avec ironie tout en se mettant en position assise.

-« Il est partit au moment où il a compris que tu avais eu un problème » exposa Cho, ne quittant pas les yeux de la route.

-« Ça ne m’étonne pas. Je savais que c’était une mauvaise idée Cho, lui reprocha Van Pelt. Même si c’est une vieille connaissance, on ne sait jamais à qui on peut se fier ».

-« Tu n’as pas tord » répondit simplement ce dernier ne préférant pas la froissée.

-« Tu as vu qui t’as fait ça ? » s’adressa Rigsby à la rouquine.

-« Non. Apparemment il avait tout prévu ; il portait une cagoule et un sac à dos où se trouvait sûrement le dossier qu’on cherchait ».

-« Qui peut-il bien être ? questionna Rigsby. Puisque la taupe du CBI est déjà hors service. »

-« Peut-être un malade qui vénère Red John. Il a prit les documents pour honorer sa mémoire » supposa l’asiatique sans trop y croire.

-« Ou alors quelque chose nous échappe » conclu Van Pelt pensive.


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Dim 25 Mai 2014 - 16:57

Trop bien lol ^^ Vivement la suite !
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Lun 26 Mai 2014 - 12:09

Chapitre 7 :


Mercredi. 5h00 a.m. De bruyants tambourinements résonnèrent dans l’appartement. La locataire qui s’était assoupit sur son canapé se leva de mauvaise humeur. Bon sang, qui pouvait bien me déranger à cette heure-ci, maugréa Lisbon. Elle déverrouilla sa porte et fut surprise de se trouver face à l’inspecteur Burnford suivit de près par le jeune homme qui l’épiait la veille et une femme en uniforme.

-« Que voulez-vous ? » lança Lisbon à moitié endormie.

-« Fouiller votre appartement, agent ! répliqua sèchement Burnford en lui montrant un papier officiel. J’ai une commission rogatoire. Laissez-nous entrer ».

Lisbon ouvrit en grand la porte et les laissa franchir le seuil de l’entrée. Le jeune homme et la femme prirent l’escalier qui menait à sa chambre tandis que l’inspecteur restait avec Lisbon. Elle sentait que la journée ne débutait pas sous les meilleurs auspices.

-« De quoi m’accusez-vous ? s’enquit-elle. Je ne vous ai pas rendu votre micro, c’est ça ! ».

-« Ne faites pas l’innocente, lui répondit-il d’un air accusateur. Hier soir, vers 22 heures, la salle des dossiers et preuves à conviction de la police a été saccagée. Un dossier en particulier a été dérobé et tout porte à croire que vous en êtes l’instigatrice ».

-« Moi, sérieusement ! se railla-t-elle. J’ai quitté le restaurant vers 22 heures moins dix. Je ne possède pas encore le don d’ubiquité, surtout avec mon bras en écharpe, une robe et des escarpins. Vous voyez … je ne me suis même pas changée ».  

Il la dévisagea des pieds à la tête. Elle portait effectivement la robe de la veille, avec en prime les cheveux ébouriffés et les yeux non démaquillés. Il n’en démordit pas pour autant :

-« Vous avez demandé à votre équipe de s’en charger, c’est évident ».

-« Vous êtes bien sûr de vous mais vous avez tout faux. Vos hommes ne trouverons rien ici ».

-« Pas ici mais chez vos collègues ou dans votre bureau, qui sait ? ».

-« Ne vous gênez surtout pas, les tiroirs du buffet n’attendent que vous ! » s’exclama-t-elle en pointant son index droit vers le meuble du salon.


*

8h00 a.m. Dans sa cage de verre, la jeune patronne, sirotant son habituel breuvage noir bien serré, attendait de pied ferme ses coéquipiers. Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent escortés de Burnford et de ses sous-fifres zélés. En constatant la mine décomposée que son équipe exprimait, Lisbon comprit que l’inspecteur Columbo n’avait pas trainé en chemin.

Tandis que les officiers de police mettaient tout à sac pour retrouver un éventuel dossier, l’équipe de Lisbon fut amené dans le bureau de Laroche, qui sans surprise n’avait pas du tout l’air ravi de ce remue-ménage.

-« Décidément, ça devient une habitude chez vous ! Puis-je savoir si vous avez cambriolé la police locale la nuit dernière ? » dit-il sur un ton rude.  

-« Non, Monsieur, affirma Lisbon. L’inspecteur Burnford n’a pour l’instant rien pour nous inculper ».

-« Je l’espère pour vous tous sinon vous devrez pointer au chômage. C’est le dernier avertissement, compris » aboya le bouledogue.  

-« Oui, Monsieur » dirent-ils tous ensemble.

-« Une dernière chose, agent Lisbon, ajouta LaRoche. Ardiles m’a dit que vous devriez être plus discrète à l’avenir. À quoi fait-il allusion ? ».

-« Sans doute pense-t-il qu’il est important de ne pas perdre des dossiers importants comme l’inspecteur Burnford? » esquiva-t-elle.
 
LaRoche la fixa de ses deux « billes » noires inexpressives et si flippantes que l’on croirait presque qu’il voulait la foudroyer sur place. Il n’en fut rien, merci pour elle. Leur supérieur posa ensuite son regard sur la paperasse à signer, et sans bouger un sourcil, il leur donna l’ordre de retourner immédiatement à leur travail.

Ils prirent ensemble le chemin de l’espace détente en attendant. Rigsby, assez nerveux, ne pu résister à la tentation de mettre son nez dans le réfrigérateur. Lisbon se servit un autre café et s’installa à une des petites tables où s’étaient déjà assis Cho et Van Pelt.

-« Patron, chuchota l’asiatique, l’homme a su qu’on allait le prendre ».

-« Oui, répondit la patronne à voix basse. Et comme par magie, il a attendu que vous veniez sur place dans le but de vous faire arrêter ».

-« Comment a-t-il pu être au courant ? » lança Risgby qui dégustait un yaourt allégé.

-« C’est vrai, ajouta la rouquine, on a toujours fait… ».

Elle fut interrompue par l’arrivée de leurs voisins de bureau, Frank et Ron. Afin de sauver les apparences, Lisbon déclara subitement en tapant de son point droit sur la table :

-« Ne traînez pas ! L’affaire doit être bouclée au plus vite ».

-« Oh, non ! » interjeta Rigsby.

Surpris par le geste de sa chef, le grand brun maladroit venait de se tacher sa nouvelle chemise.  
Après de longues minutes, l’archéologue en chef alias l’inspecteur de police dut se rendre à l’évidence ; les fouilles restaient infructueuses. Néanmoins, avant de fuir la queue entre les pattes, il ne manqua pas de faire remarquer à l’équipe qu’il les avait dorénavant dans le collimateur.
Cho, Rigsby et Van Pelt rangèrent le désordre. Lisbon fit la même chose, puis se mit en quête d’informations sur Edward Swan. Ce qu’elle apprit l’intrigua au plus haut point. Et la seule façon d’en savoir davantage était d’interroger la personne en charge de sa disparition. Excepté que cette dernière n’était plus de ce monde…


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mar 27 Mai 2014 - 11:48

Vite, vite la suite lol ^^
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mer 28 Mai 2014 - 11:41

Chapitre 8 :


Cela faisait près d’un quart d’heure que la jolie brune aux yeux émeraude guettait la venue de son interlocutrice. Il faisait très chaud. Si bien qu’elle s’était mise à l’ombre d’un gigantesque saule pleureur. Le banc du parc était inconfortable mais la vue sur le petit lac et la verdure environnante chassa ses petits tracas l’espace d’un court instant.

Le calme était apaisant. Elle ferma les yeux, inspira et expira lentement pour mieux apprécier le moment présent. Des bruits de pas la firent revenir sur terre. Elle ouvrit ses paupières et tourna la tête en direction de la jeune femme blonde qui s’installa à ses côtés.

-« Agent Lisbon, salua l’agent Cain. C’est un bel endroit mais votre bureau m’aurait parfaitement convenu. Quel élément vous est revenu en mémoire ? ».

-« Hélas, aucun, avoua Lisbon. J’ai besoin de vos lumières sur une autre affaire que vous avez dû entendre parler deux ans plus tôt ».

Amanda Cain paraissait d’un coup tendue comme si elle se doutait de quoi il s’agissait.
 
-« Je savais que ça me péterait à la figure tôt ou tard, lui répondit-elle. S’il est question du jeune Edward Swan, vous devriez faire marche arrière car il n’y a rien de probant ».

-« C’est ce que vous vous dîtes, répliqua la brune. Passer parfois à côté d’un indice, ça arrive. Par contre, je pensais que retrouver votre collègue était une priorité pour vous ? ».

-« Vous croyez peut-être que ce n’est toujours pas ma priorité ! J’ai passé de longs mois à comprendre qui a bien pu la faire sautée dans sa voiture. Katie Powell était proche de la vérité qu’elle a emportée à tout jamais ».

-« Je comprends que ça vous affecte beaucoup, et avec l’aide d’un regard nouveau, on peut changer la donne. Qu’en dîtes-vous ? ».

-« Pourquoi cette disparition vous intéresse tant ? Vous n’avez pas d’autres chats a fouetté au CBI » prononça-t-elle d’un air agressif.

-« Puisque vous le prenez ainsi, je n’ai pas d’autres choix … ».

Lisbon qui tenait dans ses mains une enveloppe de grand format, révéla son contenu. Elle lui présenta oralement ses recherches :

-« Edward Swan, trente-deux ans, est porté disparu depuis cinq ans. C’était un homme assez influent qui était à la tête d’une compagnie d’assurance de grande renommée. Mais tout ceci, vous le savez déjà. Par contre, selon l’article du San Diego tribune que voici (Lisbon lui monta l’article en question), Katie Powell avait une bombe qui autour de son buste ».

-« C’est exact, confirma Cain. Et alors ? ».
 
-« Eh bien, cette bombe a fait bien peu de dégâts sur la carrosserie. Juste assez pour tuer la cible. Il se retrouve qu’il y a similarité avec un suspect qui m’a fait subir le même procédé la semaine passée ».

-« Quoi ! s’exclama Cain interdite. Vous l’avez arrêté ? ».

-« Oui avant de se faire abattre pour tentative de fuite » souffla la brune avec tristesse.
 
-« Dommage » répondit la blonde dépitée.

La jeune blonde réfléchi quelques secondes à la proposition avant d’accepter. Après tout, l’union fait la force. Pourtant une question la taraudait. Elle n’hésita pas à prendre les devants :

-« Je suppose que ce n’est pas gratuit. En échange, vous attendez des infos sur la victime de votre consultant ».

-« Il n’en est rien, je vous l’assure, se défendit Lisbon. Je souhaite d’abord que vous m’envoyer le dossier Swan à mon adresse, dès ce soir ».

-« C’est entendu » conclu Cain en quittant le banc.

Lisbon la regarda s’éloigner quand une petite sonnerie de son cellulaire lui indiqua qu’elle avait un message sms :

Toute l’équipe est suspendue durant deux semaines. Ordre de Gale Bertram.

Cho.


La belle brune soupira, exaspérée par l’acharnement du directeur le plus incompétent de la surface de la Terre.


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Mer 28 Mai 2014 - 11:59

Très bon ^^ J'adore tout simplement Wink
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Ven 30 Mai 2014 - 12:40

C'est mon dernier chapitre pour le moment, jusqu'à temps que je trouve l'inspiration.


Chapitre 9 :


Les agents Van Pelt et Rigsby n’avaient prononcé aucun mot durant le trajet. Le grand brun avait bien essayé de lui de demandait si ça allait, mais elle lui rétorquait qu’elle allait très bien. Il savait pertinemment qu’il en était rien. D’habitude si soignée en apparence, elle ne se maquillait plus, sa coiffure et look semblaient négligés.

Rigsby gara le véhicule de fonction devant une petite maison aux volets vert. Sans plus attendre, ils sortirent de l’habitacle et avancèrent jusqu’au perron. Une centaine de bouquets de fleurs de toutes sortes et de toutes les couleurs se dressaient presque en une colline juste devant la porte d’entrée.

-« On peut dire qu’il était très apprécié dans le quartier » constata la rouquine.

-« Oui, il l’était » répondit une voix féminine derrière eux.

Ils se retournèrent et firent face à une femme approchant la cinquantaine, toute de noir vêtue, portant sous son bras droit des cartons pliés.

-« Bonjour madame ! » dirent en cœur les deux agents. Rigsby esquissa un sourire un peu crispé.

-« Bonjour, qui êtes-vous ? ».

Sentant que la situation devenait délicate et ayant été récemment mis à pied, Van Pelt décida de ne pas révélé leur appartenance au CBI. Elle commença alors à sangloter devant le visage paniqué de Rigsby.

-« Grace, qu’est-ce… » demanda Wayne interloqué qui fut coupé par la rouquine.

-« Carter était un homme bien, fit-t-elle les yeux humides. Pourquoi ça s’est terminé ainsi, il était si gentil. Dès que Tibbs et moi (en insistant sur Tibbs) nous avons appris, nous étions si émus. On est venu se recueillir pour lui dire au revoir ».

-« Ah, je comprends mieux, lança-t-elle un peu rassuré, vous êtes ses collègues de Gaïa Matrix. Je pensait avoir à faire à des fouineurs ».

La rouquine hocha la tête en signe d’accord. Tandis que le grand brun, surpris par la manœuvre de Van Pelt, entra finalement dans son jeu :

-« Oui, madame. C’est triste ce qui est arrivé, dit-il d’un air paraissant assez grave ».

-« Mon frère nous a quitté bien tôt en effet. Mort d’une piqûre de guêpe alors qu’il dormait dans son lit. Lui qui était si maniaque envers les insectes. Toutes les fenêtres possédaient une moustiquaire. Un triste coup du sort… ».

La sœur du défunt venait d’ouvrir la porte et entra, posa les cartons près du pallier. Elle les pria de venir à l’intérieur mais Rigsby refusa prétextant qu’ils étaient attendus.

-« Vous savez qui as découvert son corps ? » interrogea Rigsby, l’instinct de flic reprenant le dessus.

-« C’est Roy, le voisin d’en face avec lequel il aimait régulièrement faire des parties de poker. En remarquant sa boite aux lettres pleine et qu’il ne répondait pas à ses coups de fils, il a alerté les autorités ».

-« Connaissait-vous les personnes qui jouaient au poker ? ».

-« Non, monsieur Tibbs. Pas que je sache. Mon frère était si secret. Cela devait être des amis de Roy. Seul le poker et son travail comptaient. Concevoir des nouveaux logiciels était son unique credo. Par contre sa famille, c’était une autre histoire… ».

Van Pelt sentait que quelque chose clochait. Comment un homme aussi prudent face à cette allergie mortelle, avait-il pu succomber d’une façon aussi…simple. La maison était bien entretenue. Un bidon d’insecticide se trouvait près de la fenêtre.

-« A part vous, lui d’autre connaissait ses antécédents médicaux ? » demanda la jeune femme.

-« Le médecin de famille, Roy et ses collègues du bureau » énuméra-t-elle. Pourquoi, vous pensez que c’est un meurtre ? ».
-« Simple supposition, madame. Nous n’allons pas vous dérangez plus longtemps ».

Van Pelt jeta un regard entendu à Risgby. Ils laissèrent la femme et se dirigèrent vers la maison d’en face. Rigsby frappa vivement sur la porte. Un homme aux cheveux grisonnants du même âge que Carter apparu.

-« Bonjour, monsieur. Nous travaillons pour Gaïa Matrix, nous sommes ses collègues, se présenta Rigsby alias Tibbs, pouvons-nous entrez, s’il vous plaît ? ».

Il les laissa passer. Depuis l’entrée, ils distinguaient la table du living-room où des cartes et des jetons occupaient la surface.

-« Nous aimerions savoir combien misait Mr Carter ? » continua la rouquine en pointant son index vers la table.

-« En quoi ça vous intéresse, madame ?».

-« Nous pensons qu’il utilisait l’argent qu’il nous a spolié. Ce n’est pas normal, s’insurgea-t-elle, il a dit à mon mari qu’il avait des soucis financiers. (Rigsby toussa bruyamment). Alors, j’ai le droit de savoir ».

-« Environs 500 dollars par semaine, répondit Roy visiblement gêné. Ça m’étonne qu’il osé vous volé. C’était un ami honnête. Pendant les parties, il ne trichait pas. Personne ne faisait le mariole. Nous étions soudés comme une bande de potes sans histoires. D’ailleurs, je vais vous le prouvez ».

Il marcha jusqu’à sa bibliothèque. Il prit un cadre et leur montra une photo du groupe.

-« Vous voyez, il n’y a aucun pépin ».

Ce ne fut pas le cas des deux agents, l’homme sur la gauche était la victime de Jane. En effet, pour ceux, qui avaient pu jeter un œil dans les médias depuis ce matin, ont pu découvrir son visage.

-« Depuis quand connaissez-vous James Ross ? » demanda Rigsby en haussant le ton.
 
-« Impossible ! dit Roy interloqué. Je pensais qu’il se nommait Jon Rheed ! C’est pas vrai, il s’est bien fichu de nous ».

Roy paraissait désemparé, assommée par cette surprenante nouvelle, il s’affala sur son fauteuil. Cependant, il reprit ses esprits afin de répondre à ses interlocuteurs :

-« Carter me l’a présenté il y environs 4 mois. Il n’est venu qu’une fois jouer au poker, et encore il n’était vraiment intéressé au début, mais Seb l’a convaincu. Je me souviens d’un homme qui paraissait assez jovial, et à la fois très mystérieux. Il parlait peu. La seule chose que je sais, c’est qu’ils avaient tout les deux un projet sur le feu, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est. Et il s’est fait raccompagner en voiture par Seb… ».

-« Quelle voiture ? cria soudain Rigsby sur les nerfs. Quel matricule ? ».


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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   Lun 2 Juin 2014 - 14:02

Bon courage pour ton inspiration, prend ton temps ^^ J'ai hâte de lire la suite ^^
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MessageSujet: Re: Souls Brocken (The Mentalist)   

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